21/08/2011

SPARTACUS

 

Cv. Spartacus

 

Le champion de l’arène est devenu celui du jardin ! Du moins c’est ainsi que je nomme ce superbe cultivar par comparaison aux photos déjà vues sur internet.

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C’est une plante très vigoureuse à fortes tiges et bien florifère. La fleur est souvent impressionnante et atteint allégrement 25-30 cm de diamètre (et je ne pince jamais les boutons latéraux !). D’un beau rouge profond et bien double. Malheureusement elle a tendance à perdre ses pétales assez rapidement. Encore que cette année la première fleur semble plus tenace, elle tient le coup depuis une dizaine de jours (pluies régulières !).

Le cœur serré au départ, celui-ci se libère quelque peu quand la fleur est bien épanouie. Porte ouverte aux pollinisateurs et comme je m’y attendais un peu j’ai pu récolter quelques graines qui m’ont apporté l’an dernier une nouveau lot de surprises parmi les semis que je n’ai pas manqué de tenter.

Et voici les descendants du champion (du moins ceux de cette première année) :

 

SPA-alpha

J’ai été très étonné de voir apparaître à l’ouverture du premier bouton une fleur très semblable à celles du Cv. Prince Léopold. Le même panaché de rouge ( plus clair toutefois que Léo)  et de blanc  pour une très belle fleur bien double. Hélas j’ai déchanté par la suite, toutes les fleurs suivantes étaient entièrement rouges, à l’exception d’une malheureuse portant un seul ligule à pointe blanche. Cette année, avec le retard de cette foutue saison, la plante, par ailleurs bien chétive n’a pas encore fleuri. Affaire à suivre !

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SPA-Beta

Cette fois les fleurs sont relativement simples (deux niveaux de ligules) mais assez grandes (15 cm) d’un beau rouge magenta très lumineux selon l’incidence et la qualité de la lumière en donnant un ton bien difficile à rendre en photo. La face inférieure des pétales est nervurée de plis blanchâtres.

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SPA-delta

Fleurs simples ou demi-doubles de teinte orangée avec parfois quelque traces de jaune et dont les derniers ligules quelque peu torsadés donnent un aspect bien particulier.

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SPA-gamma

La forme des fleurs est identique à la plante mère mais aussi d’un beau rouge-orangé.

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SPA-iota

Bien double à pétales récurvés, subsphérique, d’un très beau rouge rosé avec la face inférieure des ligules plus pâle.

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SPA-kappa

Celui-ci est du même rouge-magenta que Spa-beta mais  par contre plusieurs rangs de ligules qui se récurvent vers la tige  donnent à la fleur une bel aspect de demi boule, tout en gardant le cœur ouvert.

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SPA-lambda

Ce petit dernier bien malingre est remarquable par sa pâleur, un blanc à peine rosé. Les fleurs simples, bien petites (moins de 10 cm). Ce semis a poussé dans un endroit très ombragé, ce qui aurait provoqué un manque de pigmentation des fleurs ?

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MAJ 21.08 : Malgré un démarrage poussif suite à la sécheresse de mai-juin la plante mère se porte à merveille cette année. Elle atteint 1.80m de haut pour un encombrement latéral d'environ 1.50m et fleuri abondamment. La plupart des fleurs ont un diamètre compris entre 25 et 30 cm.

Je remarque que la majorité des fleurs porte une touffe serrée de ligules au centre de la fleur et le coeur en est complètement caché. Seul un nombre restreint montre un centre bien dégagé propre à la polinisation. En fait j'ai d'abord cru que ce centre se dégage progressivement avec la maturité de la fleur mais il n'en n'est rien. Celles dont le centre reste caché conservent cette apparence jusqu'au bout.

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17/08/2011

Pompons

 

Pas mal de dahlias à fleurs bien doubles et à pétales assez courts, « recrollés » latéralement sur eux-mêmes donnent des felurs avec un aspect très sphérique. Les variétés à grosses fleurs (10 cm) sont classées dans les Dahlias-balles. Les plus petites (5cm) dans les très classiques Dahlias-Pompons. Le cœur de la fleur  est bien camouflé au centre de ces petites boules très serrées, et sont bien peu visités par les pollinisateurs. D’ailleurs je n’ai jamais vu la moindre graine sur les miens.

J’ai deux sortes de pompons dans mon jardin.

La première, très classique, d’un rouge très vif se porte à merveille depuis au moins 25 ans et prolifère allégrement par division des tubercules. A noter que cette division se fait tout naturellement sans devoir trancher la motte qui se sépare d’elle-même en petits groupes aisément détachables les uns des autres et portant toujours une talon. (Je n’ai d’ailleurs constaté cette séparation volontaire que chez cette seule variété.)

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La seconde acquise dans une jardinerie depuis 4 ou 5ans est nettement plus sage à ce point de vue.

Trompé par la photo "truquée" (pardon je veux seulement dire insolarisée)  sur l’emballage des tubercules je croyais avoir à faire à des pompons « bleus ».(Pour rappel cette couleur « pure » n’existe pas chez les Dahlias). En fait il s’agit d’un rouge vaguement violacé assez foncé tirant un peu vers le magenta.Cette couleur bien stable pendant les premières années commence à nous jouer des tours, d’ailleurs bien agréables. A vrai dire je ne comprends pas trop pourquoi certains producteurs qualifient ces instabilités de chromatisme de « défauts » tout en éliminant des souches entières. Ces instabilités me semblent au contraire bien prometteuses en surprises variées qui mettent de la vie dans le jardin. Mais bon, buisness is buisness.

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Cette branche, au centre de la touffe, porte des fleurs nettement bicolores quand on les regarde de près. Un fin réseau de mouchetures plus pâles orne les pétales de façon assez homogène tout en en donnant une boule un peu chagrinée et d’un très bel effet.

PPmag-chagriné.jpg

On remarque aussi dans le bas de l’image un bouton qui commence à s’ouvrir sur une coloration mauve pâle uniforme semble-t-il. Ce bouton très prometteur a fini par me donner une jolie fleur très pâle fortement contrastée sur le reste du groupe :

 PPmagenta-+mauve.jpg